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La recherche ancestrale de nourriture correspond à un besoin vital, le fonctionnement de l'organisme dépendant en grande partie de l'alimentation

Après des siècles de difficultés, l'offre dans les pays développés est aujourd'hui abondante et variée. Cette multiplicité d'aliments d'origine mondiale peut être source d'inquiétude et d'interrogations pour les consommateurs


Qu'est-ce qu'un aliment ?

Un aliment est un produit qui apporte de l'énergie et/ou des nutriments (protides, lipides, glucides, eau, minéraux, vitamines, fibres…), et qui est accepté culturellement par une population.

Que signifient les apports nutritionnels conseillés (ANC) ? Et les apports journaliers recommandés (AJR) ?

Les ANC s'appuient sur la définition des besoins nutritionnels. Les valeurs proposées ne sont pas des normes mais des points de repère pour des groupes de population (enfants, femmes enceintes, personnes âgées…). Il existe des ANC pour pratiquement tous les nutriments. Ils sont exprimés en quantité recommandée pour une journée. Exemple : l’ANC pour le calcium pour un adulte est de 900 mg par jour.
Les AJR sont une notion légale qui, pour des raisons de simplification de l’étiquetage nutritionnel, indiquent une valeur moyenne pour l’ensemble de la population. Exemple : l’AJR pour le calcium est de 800 mg par jour.

Qu'est-ce que l'équilibre alimentaire ?

L'objectif de l'équilibre alimentaire est de contribuer à assurer un état de santé optimum des individus et des populations.

  • L'équilibre alimentaire joue un rôle important en santé publique, en participant à la prévention de certaines maladies . Il s'obtient en variant l'alimentation pour apporter à l'organisme l'énergie et les nutriments nécessaires à son fonctionnement.  Les aliments sont  classés suivant leur composition en nutriments ( protides, lipides, glucides, eau, minéraux, vitamines, fibres…). Les spécialistes de la nutrition considèrent que l'équilibre alimentaire a des chances d'être atteint lorsque  l'apport énergétique total est fourni à raison de 15% par les protides, 30-35% par les lipides et 50-55% par les glucides. Ces pourcentages sont utiles pour calculer une "ration équilibrée" mais pas pour  élaborer les menus quotidiens. Pour compléter la réponse voir ci-dessous la question Comment équilibrer son alimentation?

Existe-t-il de bons ou de mauvais aliments ?

Tout est dans l'usage que l'on en fait. Il n'y a pas de raison d'exclure un aliment ou une catégorie d'aliments sauf dans le cas de pathologie particulière (par exemple allergie). La "diabolisation" d'un aliment n'a pas de réel fondement. Seul, l'excès est préjudiciable !
Il existe souvent un décalage entre les opinions négatives sur certains aliments et le risque réel. Les caractéristiques personnelles (génétique, âge, mode de vie, circonstances particulières, préférences…) influencent le choix des aliments, de leur association, de leur préparation.

Quels sont les groupes d'aliments ?

Les nutritionnistes regroupent les aliments selon leurs caractères nutritionnels principaux. Cette classification se retrouve dans la plupart des pays industrialisés, sous des formes différentes (ex : charcuterie dans viandes-poissons-oeufs, biscuits dans produits céréaliers…). Il existe des sous-groupes d'aliments de chacune de ces catégories, qui seront traités dans la suite du document.

Groupe d’aliment

Principaux apports nutritionnels

Fruits et légumes

GLUCIDES, MINERAUX (potassium, calcium, magnésium…)
VITAMINES (C, bêta-carotène, B1, B6, B9…)
FIBRES

Céréales et dérivés,
légumes secs

GLUCIDES, PROTEINES
MINERAUX (potassium, magnésium, fer (légumes secs)
Vitamines B1, B2, PP…, fibres

Lait et produits laitiers

CALCIUM
PROTEINES (riches en acides aminés indispensables), lipides, vitamines B2, A dans laitages non écrémés

Viandes, poissons, oeufs

PROTEINES (riches en acides aminés indispensables), lipides, FER,
vitamines B1 (abats, viande de porc, jaune d’œuf), B12, A ( foie, jaune d’œuf)

Sucres, édulcorants et produits sucrés

GLUCIDES

Matières grasses
Beurre, huile, margarine, crème fraîche…

LIPIDES, acides gras essentiels (w3, w6)
vitamine A (beurre) et vitamine E (huiles et certaines margarines)

Boissons
Eaux (robinet, source, minérale), thé, café, infusions

Jus de fruits…

Sodas

Boissons alcooliques


EAU, minéraux (calcium et/ou sodium dans certaines eaux)

EAU, GLUCIDES, vitamines, minéraux

EAU, GLUCIDES

EAU, ALCOOL, glucides (bières, vins doux, liqueurs)

D'après : PNNS

Selon les pays, la présentation visuelle de ces groupes varie (pyramide, bols, assiettes…).

Comment équilibrer son alimentation ?

En pratique, il n'est pas utile de calculer les apports nutritionnels. Il suffit de varier ses aliments en puisant chaque jour dans les sept familles pour composer les trois ou quatre repas quotidiens. On peut jouer selon ses disponibilités et ses goûts sur les équivalences à l'intérieur d'un même groupe, par exemple :
100 g de viande = 100 g de poisson = 2 oeufs = 80 g de jambon
1 verre de lait = 1 yaourt = 25 g de fromage environ.

Est-il possible de manger équilibré à petit prix ?

Pour manger équilibré à petit prix, il est utile de connaître les groupes d’aliments, de se renseigner sur les prix au kilo pour pouvoir comparer les produits, de lutter contre le gaspillage en achetant la quantité nécessaire afin de ne rien jeter, et de profiter des promotions avec beaucoup de discernement, pour ne pas se faire piéger par un conditionnement soit disant avantageux ou en achetant des quantités plus importantes que ce dont on a besoin.

Dans chaque groupe d’aliments il y a  des « petits prix » :

Viandes, produits de la mer, œufs
: le  poulet, la dinde, le porc, certains abats, le steak haché, le jambon cuit, le corned-beef, le maquereau, les sardines fraîches et en conserve, les calamars, les moules, la roussette, la truite, le saumon… et les œufs.


On peut  aussi préparer des viandes en pot au feu ou à mijoter en choisissant des morceaux comme la macreuse, le jarret ou le gîte de bœuf ou encore le jarret de veau. Ils sont moins onéreux que les morceaux à griller et ont la même valeur nutritionnelle. Il faut cependant avoir la main légère sur les corps gras lorsqu’ils sont utilisés pour la cuisson.  

Il est également important d’utiliser les restes de viande par exemple en hachis Parmentier ou en sauce pour les pâtes.

Lait et produits laitiers :
le lait (35g de protéines au litre), un champion de la protéine bon marché et de qualité, qui peut être utilisé pour un grand nombre de préparations salées et sucrées, les yaourts nature, le fromage blanc  et certains fromages dont le prix au kilo est raisonnable.


Céréales, pain, pomme de terre, légumes secs :
le riz, les pâtes, la semoule sont généralement peu chers. Les légumes secs à cuire ou en conserve méritent la mention très bien car ils sont bon marché et très riches en protéines. Pour ne pas gaspiller le pain, penser à utiliser les restes pour faire du pain perdu, du pudding, de la chapelure.

Légumes verts et fruits :
En hiver, on trouve les choux, le céleri rave, les carottes et les endives. Avec les cultures en serre, il arrive maintenant qu’en hiver les courgettes et les aubergines soient meilleur marché que les choux. Comparer les prix au kilo n’est pas opérationnel et peut être trompeur car certains légumes donnent beaucoup de déchets et d’autres très peu. Pour les fruits, les bananes et les pommes, les oranges et autres agrumes en filet et en sachet sont les plus compétitifs. Les légumes surgelés et en conserve et les fruits en conserve sont très intéressants car ils n’ont pas de déchets, sont prêts à l’emploi et comme ils sont préparés au moment où la production est maximale ils sont en général  meilleur marché que les frais.

Matières grasses : Les huiles sont généralement bon marché sauf l’huile d’olive et les huiles particulières comme celle de noix. L’huile de colza est l’une des moins chères pour une bonne qualité nutritionnelle. Certaines pâtisseries peuvent être faites avec de l’huile. Il faut avoir la main légère car l’huile qui reste au fond de la poêle ou du saladier est perdue ! Pour la touche de gourmandise, la crème dans un plat n’est pas très onéreuse.

Produits sucrés : le sucre fournit une calorie bon marché. Cela encourage la confection des desserts maison. Les confiseries diverses ont des prix qui varient du simple au quintuple. Regarder le prix au kilo s’impose.

Boissons :
une seule boisson est indispensable, c’est l’eau. Celle du robinet, sauf rares exceptions, est bonne et gratuite ou presque… Hors saison, les pur jus de fruits peuvent représenter un moindre coût que le fruit et le remplacer de temps en temps.
En consommant des aliments de chacun des groupes et en les variant on pourra bien manger sans trop dépenser.


DES IDEES DE MENUS POUR BIEN MANGER A PETITS PRIX



Pendant la période automne/hiver


Déjeuner
Grillade de porc
Lentilles aux oignons / petites carottes persillées
Yaourt nature
Salade d’oranges aux raisins secs

Dîner
Salade de mâche et betteraves
Oeufs cocotte ou œufs brouillés
Riz aux champignons
Fromage blanc confiture de fraises
Si vous avez peu de temps achetez les lentilles et les carottes en boite
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Déjeuner
Maquereau à la moutarde
Pommes de terre vapeur
Camembert
Salade d’ananas

Dîner
Potage de légumes variés
Jambon cuit cornichons
Salade verte aux échalotes
Crème caramel/ biscuits
Selon vos possibilités vous pouvez acheter l’ananas frais ou en boite.
Si vous avez des « affamés » préparez le jambon en croque- monsieur.
Si vous êtes pressé achetez une crème ou un flan ou utilisez une préparation pour flan instantanée.



Pendant la période printemps/été


Déjeuner
Tomates vinaigrette oignon frais olives noires ou Concombre sauce yaourt à la menthe ou Melon
Brochettes de poulet aux poivrons
Rizotto
Fromage blanc au miel

Dîner

Laitue aux crevettes (surgelées) sauce citron aux fines herbes
Gratin de courgettes
Pain perdu à la compote d’abricots ou autre fruit de saison


Déjeuner
Travers de porc grillé ou au barbecue
Ratatouille
Yaourt nature
Clafoutis  aux fruits de saison (selon les prix : cerises, pêches, prunes, raisin…)

Dîner
Salade de pommes de terre aux harengs doux  fumés, oignons et câpres
Fourme d’Ambert ou camembert sur lit de salade
Pêches pochées / glace vanille

Quels sont les facteurs physiologiques qui nous incitent à manger ?

Le comportement alimentaire d’une personne ne se produit pas au hasard. L'appétit, la motivation à manger, la motivation à cesser de manger, et la motivation à ne pas manger entre les repas dépendent de plusieurs facteurs. Au début d’un repas, la stimulation produite par les qualités sensorielles des aliments (arôme, goût, aspect visuel) favorise l’ingestion. Au cours du repas, à mesure que l’estomac se remplit, la stimulation sensorielle perd progressivement de son pouvoir et des sensations physiques se développent et font diminuer l’envie de manger. Après avoir ingéré une certaine quantité de nourriture, on n’a plus faim, on s’arrête de manger sans effort. C’est ce que l’on appelle le rassasiement.

Qu’est-ce que la satiété ?

Après le repas, on n’a plus envie de manger pendant quelques heures. On refuse les aliments si on nous en présente (sauf s’ils sont très bons, naturellement). Cette période où l’attrait de la nourriture est faible s’appelle la satiété. C’est une période très importante pendant laquelle l’organisme absorbe le contenu du dernier repas et, selon ses besoins, dépense l’énergie ingérée ou bien la stocke dans ses réserves corporelles.
Pour les personnes qui ont de la difficulté à limiter leur consommation alimentaire, il est important que la satiété soit la plus intense et la plus durable possible, afin de retarder le retour de l’envie de manger (et d’éviter le grignotage). Les protéines sont le nutriment qui, selon de nombreuses études, induit la meilleure satiété pour un contenu calorique donné. Les fibres favorisent aussi la satiété.

Existe-t-il un nombre idéal de repas par jour ?

Les habitudes ont varié au cours des siècles. Aujourd'hui, dans les pays développés, il est d'usage de faire trois repas. Les enfants, les sportifs, les personnes âgées et celles qui se trouvent dans des situations physiologiques particulières (grossesse, allaitement…) peuvent ajouter une ou deux collations (exemple : goûter). Beaucoup de personnes sautent le petit-déjeuner, se contentent d'un en-cas à midi, et prennent l'unique vrai repas de la journée le soir. Il semble préférable de prendre un petit-déjeuner (au moins laitage, fruit, pain ou céréales et boisson) et deux repas : déjeuner et dîner, et de limiter les grignotages.

Qu'est-ce que le PNNS ?

Le Programme national nutrition santé (PNNS) mis en place en 2001 par le ministère de la santé vise à améliorer la santé des Français. Partant d'enquêtes nutritionnelles, il fixe des objectifs prioritaires : augmenter la consommation de fruits et de légumes (au moins 5 par jour), la consommation de calcium (laitages), la consommation de glucides complexes (céréales, pommes de terre, légumes secs) et réduire la consommation de lipides totaux, de glucides simples, de sel et l'apport d'alcool.
Le PNNS insiste aussi sur la nécessité d’augmenter l'activité physique.

Comment composer ses menus ?

 

Il faut varier les aliments et essayer de prévoir les grandes lignes des menus sur quelques jours.
Quelques principes simples :
1 crudité (légume ou fruit) à chaque repas
1 laitage (fromage ou yaourt) à chaque repas
1 viande ou équivalent (poisson ou œuf) à un ou deux repas
1 légume vert cuit par jour (frais, en conserve ou surgelé)
1 féculent (pommes de terre, légumes secs, pâtes, riz…) par jour
du pain ou équivalent (biscottes, céréales…)
de l'eau.

La présentation des mets, le soigné de la préparation, la juxtaposition des couleurs, l'association des saveurs, sont aussi importants que l'équilibre nutritionnel. Pour le petit-déjeuner et les collations, respectez les goûts de chacun en mettant à disposition des aliments variés.

En pratique, on peut articuler le déjeuner et le dîner autour d'un plat principal. Par exemple un osso-bucco aux pâtes peut être précédé d'une salade d'endives aux pommes et aux noix et suivi d’une crème caramel.

 

Comment lire une étiquette ?

L'étiquette est la carte d'identité des aliments ; la lire est toujours une bonne source de renseignements. Elle informe sur la recette (ingrédients utilisés énumérés par ordre décroissant), la date limite de consommation (DLC) ou la date limite d'utilisation optimale (DLUO), et de plus en plus souvent sur la composition nutritionnelle : valeur énergétique, protéines, glucides, lipides, fibres, vitamines et minéraux.
=> L'information nutritionnelle est donnée pour 100 g ou 100 ml. Elle peut aussi être indiquée pour une portion.
=> La valeur énergétique est exprimée en kcalories (kcal) et kiloJoules (kJ).
=> L'indication du pourcentage des Apports journaliers recommandés (AJR) permet de situer le produit par rapport à ces repères, par exemple 200 mg de calcium (Ca) = 1/4 des AJR qui sont de 800 mg/jour pour un adulte.
=> La date limite de consommation : "à consommer jusqu’au… (jour,mois, année)", apparaît sur les denrées périssables (produits laitiers frais, viandes, poissons, œufs, légumes épluchés en sachets…) dont la consommation après la date indiquée présente un risque pour la santé. La date limite d'utilisation optimale : "à consommer de préférence avant…", qui figure sur les conserves, produits surgelés, pâtes…, indique le délai au-delà duquel les qualités gustatives ou nutritionnelles du produit risquent de s'altérer.

Y a-t-il un bénéfice nutritionnel à manger bio ?

Selon le rapport de l’AFSSA, publié en juillet 2003, la conclusion est la suivante : « l’ensemble des données examinées dans le cadre de cette évaluation a montré, de manière générale, peu de différences significatives et reproductibles, entre la composition chimique [ndlr la composition en nutriments] des matières premières issues de l’agriculture biologique et celles issues de l’agriculture conventionnelle »

En effet, il existe de nombreux facteurs de variation intervenant sur la composition des aliments : le climat, la saison, la variété ou la race, l’âge ou le stade de maturité, le stockage… Ceux-ci ont souvent un impact plus important que les facteurs strictement dus  au mode d’agriculture.

Prenons quelques exemples tirés du rapport de l’ AFSSA :

  • Les minéraux et les oligo-éléments : les nombreuses études comparatives prises en compte s’accordent dans leur grande majorité, sur l’absence de différences significatives liées au mode de production.
  • Les vitamines : les données concernent seulement la vitamine C et le ß-carotène. Il ressort de celles-ci que le mode d’agriculture biologique semble avoir un faible effet positif sur la vitamine C de la pomme de terre, mais n’en a pas sur les teneurs des légumes en ß-carotène
  • Quant aux produits d’origine animale, on sait que les teneurs en acides gras essentiels dépendent de la composition de l’alimentation du bétail quel que soit le mode de production.
Pratiquement, les faibles écarts observés pour quelques aliments n’ont qu’un impact nutritionnel insignifiant dans le cadre du régime alimentaire global. Le plus important c’est la diversité et l’équilibre du régime.

A chaque consommateur de faire son choix. Même en l’absence de différence sur le plan nutritionnel, si l’on a plaisir à manger bio, pourquoi pas ?


* Une revue indépendante commissionnée par la Food Standard Agency (FSA - Royaume Uni)  publiée en juillet 2009 montre qu’il n’y a pas de différences significatives du point de vue des apports nutritionnels et des bénéfices pour la santé entre des produits issus de l’agriculture biologique et des produits issus de l’agriculture conventionnelle.
http://www.food.gov.uk/news/newsarchive/2009/jul/organic

Acide aminé

Molécules constitutives des protéines. Chaque protéine est caractérisée par son nombre d’acides aminés et leur séquence précise.

Acide aminé indispensable

Acide aminé non synthétisable par l’organisme et devant être apporté par l’alimentation : histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine.

Acides gras

Molécules constitutives des lipides. Selon leur configuration, on distingue les acides gras saturés, monoinsaturés, polyinsaturés. Les acides gras diffèrent entre eux par la longueur de leur chaîne, ainsi que par le nombre, la nature et la position de leur double liaison. De la saturation dépend notamment la texture du produit alimentaire : plus il est saturé, plus il fige à température ambiante (exemple : la graisse de la...

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Acides gras essentiels

Acides gras nécessaires au bon fonctionnement des cellules, appartenant à deux familles, n-6 et n-3.

Acides gras indispensables

Acides gras non synthétisables par l’organisme et devant être apportés par l’alimentation : acide linoléique et alpha-linolénique.

Acide gras polyinsaturé

Acide gras comportant au moins deux doubles liaisons entre ses molécules de carbone.

Allergène

Toute substance susceptible d’entraîner une réaction allergique.

Allergie

Réactivité anormale d’un individu vis à vis d’un allergène, par un mécanisme dépendant de la présence chez un sujet d’anticorps spécifiques appelés IgE.

Amidon

L’amidon est composé de plusieurs unités de glucose et constitue la principale réserve glucidique des végétaux. Il est abondant dans les grains de céréales, les tubercules et la plupart des légumes secs.

AJR (Apport Journalier Recommandé)

Les Apports journaliers recommandés sont des valeurs internationales moyennes adoptées pour leur facilité d’usage et utilisées dans l’étiquetage nutritionnel en Europe. Elles diffèrent des ANC et indiquent une valeur moyenne pour l’ensemble de la population. Exemple : l’AJR pour la calcium est de 800 mg par jour.

ANC (Apports Nutritionnels Conseillés)

Les ANC s'appuient sur la définition des besoins nutritionnels. Les valeurs proposées ne sont pas des normes mais des points de repère pour des groupes de population (enfants, femmes enceintes, personnes âgées…). Il existe des ANC pour pratiquement tous les nutriments. Ils sont exprimés en quantité recommandée pour une journée. Exemple : l’ANC pour le calcium pour un adulte est de 900 mg par jour.

Antioxydant

D'un point de vue chimique, un antioxydant est un composé qui réagit avec un oxydant pour le neutraliser. Les principaux oxydants sont des « radicaux libres », molécules formées au cours de l’activité de nos cellules et suspectées d’intervenir dans le développement des cancers, des maladies cardiovasculaires et dans les processus de vieillissement. Les antioxydants sont des molécules capables d’interagir sans danger avec les...

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Biodisponibilité

Qualifie la fraction d’un nutriment qui peut être absorbée par la muqueuse intestinale lors de la digestion et être ensuite utilisée pour contribuer à satisfaire les besoins nutritionnels de l’organisme.

Calorie

Unité de mesure de quantité de chaleur. La « calorie » des nutritionnistes est en fait une kilocalorie. Dans le Système International d’unités de mesure, l’unité servant à mesurer l’énergie est le Joule.

Dénutrition

État pathologique dû au fait que les déperditions énergétiques de l’organisme ont été, pendant plusieurs semaines ou mois, supérieures à l’énergie apportée par l’alimentation. L’organisme a été contraint de puiser dans ses réserves lipidiques. Bien souvent, d’autres besoins que les besoins énergétiques n’étaient pas satisfaits. Si les pertes en protéines étaient...

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Déshydratation

Perte d’eau pouvant être globale ou préférentielle sur un compartiment (extra ou intracellulaire).

Diabète

Le mot dérive d'un verbe grec signifiant "passer au travers". On désigne le plus souvent sous ce terme le diabète sucré, affection dans laquelle l'augmentation du sucre du sang entraîne l'apparition de sucre dans les urines. Schématiquement on distingue le "diabète de type I" résultant d'une déficience en une hormone pancréatique (l'insuline) abaissant le sucre du sang (glycémie), diabète...

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Édulcorant

Molécule ayant un goût sucré, utilisée en alimentation, d’origine naturelle (sucre, sirop…) ou de synthèse (aspartame, saccharine). Dans le langage courant, les édulcorants représentent surtout la 2e catégorie.

Fibres

Ce terme englobe une grande diversité de molécules (glucides complexes) qui ne sont ni digérées, ni absorbées dans l'intestin grêle. Elles sont toutes d'origine végétale, certaines étant extraites naturellement. On distingue: - les fibres insolubles : non digérées dans l'intestin grêle et le gros intestin (côlon), totalement excrétées (blé, pois, carotte, soja, cellulose,...

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Folates

L’acide folique est l’une des vitamines du groupe B (parfois appelée vitamine B9). On appelle folates l’ensemble des composés ayant une activité vitaminique folique. Une déficience en acide folique est particulièrement ressentie par les cellules sanguines, ainsi que les cellules de l’embryon et du fœtus.

Fructose

Le fructose est un sucre simple naturellement présent dans les fruits, il possède un pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose.

Glucides

Le terme de glucides est synonyme de "sucres", "hydrates de carbone" ou "saccharides". Il englobe tous les glucides métabolisés par l’homme y compris les polyols. La plupart des glucides répondent à la formule brute (CH2O)n.

Glucides complexes

Glucides de poids moléculaire élevé, dépourvus de saveur sucrée, parmi lesquels figurent les maltodextrines, les fructo-oligosaccharides, l’amidon, la cellulose, les pectines et dont certains peuvent être des fibres.

Glucides simples

Glucides de faible poids moléculaire (glucose, fructose, lactose, saccharose, galactose….) qui développent une saveur sucrée d’intensité plus ou moins marquée.

Glucose

Le glucose est présent dans les aliments, à l’état libre ou lié à d’autres glucides. Composant du saccharose (glucose+fructose), du lactose (glucose-+galactose), de l’amidon (glucose+glucose+ ….) il est la principale source énergétique des tissus de l’homme et du monde vivant en général.

Glycémie

Concentration du glucose dans le sang. La glycémie à jeun normale est autour d’1g/L.

Glycogène

Le glycogène, composé de très nombreuses unités de glucose, est la forme de stockage des glucides dans le foie et les muscles.

Hypercholestérolémie

Augmentation du taux de cholestérol total dans le sang, au delà des limites usuelles (>6,5 mmol par litre)

Hypoglycémie

Concentration anormalement basse du glucose dans le sang.

Index glycémique

L’index glycémique permet de connaître l’effet d’un aliment sur le taux de sucre dans le sang, en comparaison à un aliment de référence (le plus souvent le pain blanc ou le glucose). Plus l’index glycémique est bas, plus la vitesse de diffusion du glucose dans l’organisme est lente. Inversement plus ce chiffre est élevé, plus la glycémie augmentera rapidement, pour retomber également très vite.

Lactose

Le lactose est un sucre simple (disaccharide : galactose + glucose) présent dans le lait.

Lipémie

Teneur en lipides dans la circulation sanguine.

Lipides

Ou graisses ou matières grasses Ils sont visibles (huiles, margarines, pâtes à tartiner, beurre) ou invisibles (de constitution ou présents dans les préparations alimentaires prêtes à l’emploi). Outre leur apport en énergie, les lipides peuvent être vecteurs d’acides gras essentiels et sources ou vecteurs de vitamines liposolubles (A, D, E, K). La présence des lipides dans les aliments contribue à leur texture et...

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Graisses

Voir lipides.

Matières grasses

Voir lipides.

Minéraux

Substances issues du règne minéral nécessaires au fonctionnement de l’organisme. Certains sont indispensables dans des quantités importantes, de l’ordre du gramme par jour (exemple : le Calcium) : ce sont les macro-éléments, d’autres en quantités moindres, de l’ordre de quelques microgrammes ou milligrammes par jour (exemple : le Fer) : ce sont les oligo-éléments. Ils n’apportent pas d’énergie.

Nitrate

Sel présent, notamment sous forme de nitrate de potassium, dans un certain nombre de produits animaux et végétaux. Il provient, par exemple, de l’usage d’engrais ou de son emploi en tant qu’additif alimentaire (E251, E252). La majeure partie est éliminée par voie urinaire mais une fraction peut être convertie en nitrite.

Nitrite

Additif autorisé en charcuterie pour ses propriétés de conservation, préventif de la pollution microbiologique.

Nutriments

Substances issues de la digestion des aliments, servant à l’organisme pour nourrir ses cellules, produire de l’énergie ou des molécules complexes. Les nutriments sont définis par leur nature chimique et leur rôle physiologique. Ils peuvent être regroupés selon les quantités nécessaires en macronutriments (protéines, glucides et lipides, qui apportent de l’énergie) et en micronutriments (vitamines, minéraux).

Oméga

Oméga 3 et 6 Certains acides gras ont une place essentielle en tant que précurseurs de composés biologiques et constituants de nos cellules et pour deux d’entre eux (l’acide alpha-linolénique de la famille des oméga 3 et l’acide linoléique de la famille des oméga 6) une place indispensable car notre organisme est incapable de les synthétiser. Nous devons donc les trouver dans notre alimentation, en équilibre favorable.

Ostéoporose

Maladie du squelette caractérisée par une perte progressive de matière osseuse. Elle provoque une fragilisation des os responsable d'un risque accru de fractures.

Phytate

composé des parois de certaines cellules végétales pouvant avoir un effet négatif sur l’absorption de certains minéraux.

Polyols

Les polyols sont des glucides présents en faible quantité dans certains aliments. Ils se caractérisent par un faible pouvoir calorique et un faible pouvoir cariogène. Les principaux polyols sont le mannitol, le sorbitol, le xylitol, l’isomalt, le maltitol, le sirop de maltitol, et le lactitol.

Polyphénols

Métabolites secondaires des plantes caractérisés par leurs propriétés antioxydantes. De nombreuses classes de polyphénols existent dans la nature : les flavonoïdes, les acides phénols, les tanins, la lignine…

Pouvoir cariogène

Le potentiel cariogène est la capacité d’un aliment à favoriser le développement de caries dentaires. Il dépend à la fois de la nature et du contenu en glucides des aliments, de leur présentation, de leur temps de présence dans la cavité buccale, et de la fréquence de consommation.

Protéines

Les protéines sont les constituants fondamentaux de tous les tissus vivants, les muscles et les os. Elles ont essentiellement un rôle de construction de l’organisme. Elles sont indispensables à la croissance, à la synthèse des hormones, des anticorps et des enzymes. Les protéines assurent par ailleurs l’entretien et le renouvellement des tissus du corps et aident l’organisme à se défendre contre les infections (bactéries). Dans la...

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Rassasiement

Etat psychophysiologique qui se développe en cours de repas et qui induit l’arrêt de la consommation.

Saccharose

Le saccharose est un sucre simple (disaccharide : glucose + fructose). Il est extrait de la betterave ou de la canne à sucre.

Satiété

Etat de non-faim plus ou moins prolongé suivant un repas.

Sorbitol

Voir polyols.

Sucres

Voir glucides.

Valeur biologique

La valeur biologique d’une protéine est le pourcentage de celle-ci qui est retenu par l’organisme pour la formation de ses propres protéines.

Vitamines

Substances organiques, sans valeur énergétique propre, indispensables à l’organisme qui ne peut pas toutes les synthétiser. Elles doivent donc être fournies par l’alimentation. Il existe deux catégories de vitamines : les hydrosolubles (solubles dans l’eau) : groupe B et C ; et les liposolubles (solubles dans les graisses) : A, D, E, K. Elles sont au nombre de 13.