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Peut-on se passer de viande aujourd'hui ?

Sauf à changer complètement d’habitudes alimentaires, cela paraît bien difficile. Se passer de viande reviendrait à se priver d’un nombre important de nutriments que l’on ne trouve pas toujours de manière équivalente dans d’autres aliments.

Essentielles à la construction et au maintien musculaire, les protéines présentes dans la viande ont une haute valeur biologique car elles contiennent, en proportion équilibrée, l’ensemble des acides aminés indispensables que le corps ne peut synthétiser.

Avec une teneur moyenne de 2 à 4 mg pour 100 g, la viande est l’une des premières sources de fer bien assimilée de l’alimentation des Français. La viande, c’est aussi une source essentielle de vitamines du groupe B (PP, B6) et plus particulièrement de vitamine B12 et de minéraux tels que le zinc, minéral au cœur des processus de défense, et le sélénium, anti-oxydant. La viande de porc est particulièrement riche en vitamine B1.

La viande est-elle une bonne source de protéines ?

La viande a un taux élevé de protéines de bonne valeur biologique (VB). Le taux de protéines est d'environ 20 % quelle que soit la viande considérée. La VB de la viande est de 70-80 alors qu'elle atteint 96 pour la protéine d'œuf très voisine de la protéine de référence* et 42 pour la protéine de la farine de maïs par exemple.

* Protéine idéale définie par les comités d'experts de la FAO et de l'OMS.

Quelle est la différence entre les protéines animales et les protéines végétales ?

 Les protéines de notre alimentation sont soit d’origine animale, soit d’origine végétale. Les protéines d’origine animale sont présentes dans les viandes, les poissons et fruits de mer, les œufs et les produits laitiers. Elles apportent, en proportions équilibrées, tous les acides aminés indispensables dont l’organisme a besoin. Les protéines d’origine végétale des céréales (blé, riz, maïs, orge, seigle…) et des produits qui en sont issus (farine, pain, pâtes …), des tubercules (pommes de terre), des légumes secs ou légumineuses (pois cassés, pois chiche, lentilles, fèves, haricots blanc, haricots rouges…) sont, contrairement à ce que l'on pense souvent, déséquilibrées en un ou plusieurs acides aminés indispensables. Cependant, en associant judicieusement les aliments, soit animaux et végétaux (ex : pâtes au gruyère), soit céréales et légumineuses (ex : riz et haricots rouges, semoule et pois chiche, …), il est possible de constituer un apport de protéines végétales de qualité nutritionnelle acceptable.

Est-il vrai que le poisson le plus gras est toujours plus maigre que la viande la moins grasse ?

De nombreux morceaux de viande ont une teneur en lipides inférieure à certains types de poissons. Le bœuf, par exemple, contient moins de 6 % de matières grasses pour la majorité de ses morceaux et fournit des morceaux tels que le tende de tranche ou le rumsteck avec une teneur en lipides de 2,5 % qui les situe parmi les plus maigres de l’ensemble des produits carnés et des poissons.

La viande de porc est souvent jugée grasse. En fait, le gras du porc est surtout sous-cutané ; il est donc facile à enlever, avant ou après cuisson. Les plus gros muscles du porc sont pauvres en lipides (1,5 à 2 %) ; la moyenne est de l'ordre de 6 %. Les lipides du porc contiennent une relativement forte proportion d'acides gras insaturés. Les animaux monogastriques (non ruminants, comme le porc) ont la particularité de déposer dans leur tissu adipeux les acides gras qu'ils consomment sans transformation chimique. Ainsi chez le porc, il est possible de modifier au moins partiellement, par l'alimentation, la composition du gras et d'améliorer ainsi la qualité nutritionnelle de la viande.

La teneur en lipides des viandes varie selon les morceaux et non uniquement selon l’espèce. Ainsi, dans toutes les espèces, on trouve des morceaux maigres et des morceaux plus gras.
Quant aux poissons, leur teneur en lipides est très variable selon l’espèce et également selon la période de l’année.

 

Morceau de viande (cuit)

Teneur en lipides en g / 100 g

Bœuf *

 

Tende de tranche (rosbif)

2,4

Rumsteck grillé

2,5

Jarret bouilli (pot au feu)

4,1

Filet grillé

5,3

Bavette poêlée

5,7

Collier braisé (bourguignon)

5,8

Paleron bouilli (pot au feu)

8,2

Entrecôte grillée

11,5

Veau *

 

Noix poêlée (escalope)

2,5

Jarret sauté (osso bucco)

5,0

Collier bouilli (blanquette)

11,0

Agneau *

 

Gigot rôti

8,9

Epaule rôtie

12,0

Côtes premières grillées

17,0

Porc **

 

Filet-mignon

1,9

Rôti de porc (filet)

3,2

Côtes de porc (sans le gras)

5,0

Echine

18

Volaille ***

 

Dinde (escalope, rôtie)

1,0

Poulet (escalope, rôtie)

4,0

Poulet (cuisse, rôtie, avec peau)

13,5

Canard (rôti)

11,0

Sources :
*         CIV - analyses réalisées par des laboratoires spécialisés – 1997.
**         Service d’information de la viande fraîche de porc.
***         CIQUAL.

Exemples de teneurs en lipides des principaux morceaux de viandes fraîches

Quelles sont les particularités du fer contenu dans la viande ?

Pour évaluer la valeur nutritionnelle du fer des aliments, il est impératif de considérer d’une part, la quantité de fer présent et d’autre part, la qualité du fer contenu dans l’aliment.

Le fer existe sous plusieurs formes chimiques. Le fer héminique d’origine exclusivement animale (viande, poisson, fruits de mer) est particulièrement bien absorbé par l’organisme, soit 4 à 5 fois plus que le fer non héminique présent dans les aliments d’origine végétale ou dans les oeufs.

L’absorption du fer dépend également de son association avec des composés de notre alimentation qui la diminuent (son) ou au contraire, la favorisent (vitamine C). Ainsi, la viande contient déjà certains constituants qui accroissent l’absorption du fer non héminique, généralement mal absorbé. L’action de la viande sur l’absorption du fer non héminique est démontrée mais son mécanisme est encore mal connu. En pratique, cela renforce l’intérêt d’associer viandes et légumes au cours d’un même repas.

 

Y a-t-il autant de fer dans les différentes espèces de viande ?

Bien que toutes les viandes aient un coefficient d’absorption du fer particulièrement élevé du fait de la présence de fer héminique, la teneur en fer varie significativement selon les différentes espèces de viandes.

Parmi les produits carnés, se distinguent pour leur teneur en fer élevée, le boudin noir (17 mg/100 g), les abats (foie, cœur, rognons) (4 à 5 mg/100 g) et les viandes rouges (bœuf, agneau, cheval) (2 à 5 mg/100 g). C’est d’ailleurs le fer contenu dans les viandes rouges qui leur confère leur couleur caractéristique. Les viandes blanches contiennent moins de fer (1 à 2 mg/100 g).

Quels sont les atouts nutritionnels des volailles et du lapin ?

Les viandes de dinde et de poulet apportent peu de lipides (ils sont concentrés sous la peau), de cholestérol et peu de calories. En revanche, elle contiennent des vitamines (PP, B2, B6, B12…) et des minéraux (fer, magnésium, sélénium, phosphore) en quantité intéressante.

Avec le veau, le poulet ou encore le dindonneau, le lapin se caractérise par des apports énergétiques très modérés (environ 500 à 835 kJ/ 100 g ou 120 à 200 kcal/100 g). Il apporte peu de lipides (de 4 à 9 g/100 g) mais des quantités intéressantes de protéines (environ 20 %) de bonne qualité nutritionnelle. D'autre part, il apporte des quantités très appréciables de vitamines du groupe B (B6, B12 et PP surtout) et est bien pourvu en de nombreux minéraux et oligoéléments (zinc, magnésium, potassium…). En revanche, comparé aux autres viandes, le lapin est relativement pauvre en fer (hormis lorsqu'on consomme son foie).

J'ai réduit ma consommation de viande par peur de grossir. Est-ce bien ?

Si vous avez peur de grossir, vous devez surtout choisir des viandes maigres et éliminer le gras visible. La majorité des morceaux, notamment de bœuf, de veau, de porc, de cheval et les abats (sauf la langue), sont peu gras. Ils contiennent en moyenne moins de 6 % de lipides, juste la quantité requise pour donner saveur et fondant.

Certaines personnes consomment de très grosses portions de viande (200 à 250 g), dans ce cas c'est bien de réduire les quantités car il suffit de 150 à 200 g de viande ou d'équivalent par jour pour avoir une alimentation équilibrée. Ce serait une erreur d' exclure la viande qui apporte à l'organisme des éléments essentiels, en particulier des protéines de très bonne valeur biologique, du fer bien absorbé, du zinc...

Par ailleurs les protéines de la viande ont un pouvoir satiétogène important ce qui est intéressant quand on surveille son poids.

Est-il préférable de consommer de la viande saignante (peu cuite) ou bien cuite ?

Consommer de la viande saignante (peu cuite) ou bien cuite est avant tout une affaire de goût. La cuisson permet l’expression de la flaveur des viandes. Les composés responsables de la saveur, formés au cours de la maturation des viandes, sont exprimés grâce à la cuisson. Les conditions de cuisson, la température et la durée modifient cette expression, et ce d’autant plus qu’il existe différentes techniques : grillage, poêlage, rôtissage, braisage, le sauté, le bouilli…

En ce qui concerne les aspects nutritionnels, la cuisson influe très peu sur la teneur en macronutriments (protéines, lipides) des viandes. Cependant, certains micronutriments présents dans les viandes, comme les vitamines, sont sensibles à la chaleur et leur teneur peut être réduite lorsqu’elles sont soumises à des cuissons longues ou en présence d’eau (braisé, bouilli).

Sur le plan sanitaire, la cuisson permet la destruction des microorganismes (bactéries, parasites) : un passage, même bref, sur un gril ou dans une poêle brûlante suffit à détruire la majorité des microorganismes qui pourraient être présents à la surface des viandes.
Ainsi, il est recommandé aux femmes enceintes non-immunisées contre la toxoplasmose de ne consommer que de la viande bien cuite.

Traditionnellement la viande de porc se consomme bien cuite et cette habitude ancestrale répondait à une précaution d'hygiène, permettant de détruire les parasites – par ailleurs maintenant éradiqués – et les bactéries nocives.
De grandes précautions sont prises en France concernant l'hygiène depuis l'abattage jusqu'à la vente et les soins apportés à l'éradication des parasites doivent être soulignés. Il reste cependant préférable de consommer la viande de porc suffisamment cuite, et à feu doux.

A partir de quel âge puis-je commencer à donner de la viande à mon bébé ?

Il faut progressivement diversifier l'alimentation, à partir de 6 mois dans l’idéal, et en tout cas, jamais avant 4 mois. La diversification commence par l’introduction des légumes, des fruits, des céréales infantiles puis, après 6 mois, de la viande.

Quelle quantité donner ?
- de 6 mois à 8 mois : 10 g par jour soit l’équivalent de 2 cuillères à café, sous forme mixée,
- de 9 mois à 12 mois : 20 g par jour soit 4 cuillères à café, sous forme hachée,
- après 1 an et jusqu’à 3 ans, 30 g par jour soit 6 cuillères à café, sous forme de petits morceaux.
La texture de la viande proposée au cours des repas variera en fonction des capacités de mastication de l’enfant.

La consommation de viande est-elle recommandée pour les personnes âgées ?

La viande fait partie de l’équilibre alimentaire des seniors et elle est même recommandée car elle apporte à la fois des protéines animales de haute valeur biologique et des oligo-éléments dont le fer, le zinc et le sélénium.

La masse musculaire commence à diminuer dès l’âge adulte, diminution qui s’accentue après cinquante ans. C’est ainsi que les muscles représentant environ 45 % du poids corporel entre 20 et 30 ans, ne constituent plus que 27 % du poids corporel à 70 ans. Cette tendance à perdre du muscle s’accentue si les apports alimentaires en protéines sont insuffisants. Pour ralentir la fonte musculaire, les apports en protéines doivent être suffisants et l’activité physique encouragée.
Il est préférable de choisir les morceaux selon la cuisson, et en fonction de la force des muscles masticatoires : ainsi les morceaux à braiser, à bouillir dits à cuisson longue seront privilégiés.

Il est important d'encourager cette consommation chez les personnes âgées car elles ont souvent une désappétence pour la viande.

J'ai du "cholestérol", puis-je continuer à consommer de la viande ?

La teneur moyenne en cholestérol de la viande est modérée, voisine de celle du poisson, moins de 80 mg pour une portion de 100 g. Toutefois, le contenu en cholestérol des aliments est moins préoccupant que leur contenu en acides gras saturés qui influence nettement plus le niveau du cholestérol sanguin.

En pratique, les morceaux de viande à privilégier sont ceux sans gras visible, c’est à dire ceux qui ne sont ni lardés, ni persillés ou ceux dont les parties grasses peuvent être facilement enlevées. Le mode de cuisson sera adapté, en limitant l’ajout de graisses de cuisson et les matières grasses végétales seront préférées quand elles sont nécessaires.

Apports nutritionnels de ce groupe

  • Protéines
  • Minéraux :
    fer (viande, jaune d'oeuf), iode (poisson)
  • Vitamines :
    groupe B ; A (foie et jaune d'oeuf)
  • Pas de calcium et pratiquement pas de vitamine C
  • Apports potentiels en lipides, dont cholestérol

Acide aminé

Molécules constitutives des protéines. Chaque protéine est caractérisée par son nombre d’acides aminés et leur séquence précise.

Acide aminé indispensable

Acide aminé non synthétisable par l’organisme et devant être apporté par l’alimentation : histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine.

Acides gras

Molécules constitutives des lipides. Selon leur configuration, on distingue les acides gras saturés, monoinsaturés, polyinsaturés. Les acides gras diffèrent entre eux par la longueur de leur chaîne, ainsi que par le nombre, la nature et la position de leur double liaison. De la saturation dépend notamment la texture du produit alimentaire : plus il est saturé, plus il fige à température ambiante (exemple : la graisse de la...

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Acides gras essentiels

Acides gras nécessaires au bon fonctionnement des cellules, appartenant à deux familles, n-6 et n-3.

Acides gras indispensables

Acides gras non synthétisables par l’organisme et devant être apportés par l’alimentation : acide linoléique et alpha-linolénique.

Acide gras polyinsaturé

Acide gras comportant au moins deux doubles liaisons entre ses molécules de carbone.

Allergène

Toute substance susceptible d’entraîner une réaction allergique.

Allergie

Réactivité anormale d’un individu vis à vis d’un allergène, par un mécanisme dépendant de la présence chez un sujet d’anticorps spécifiques appelés IgE.

Amidon

L’amidon est composé de plusieurs unités de glucose et constitue la principale réserve glucidique des végétaux. Il est abondant dans les grains de céréales, les tubercules et la plupart des légumes secs.

AJR (Apport Journalier Recommandé)

Les Apports journaliers recommandés sont des valeurs internationales moyennes adoptées pour leur facilité d’usage et utilisées dans l’étiquetage nutritionnel en Europe. Elles diffèrent des ANC et indiquent une valeur moyenne pour l’ensemble de la population. Exemple : l’AJR pour la calcium est de 800 mg par jour.

ANC (Apports Nutritionnels Conseillés)

Les ANC s'appuient sur la définition des besoins nutritionnels. Les valeurs proposées ne sont pas des normes mais des points de repère pour des groupes de population (enfants, femmes enceintes, personnes âgées…). Il existe des ANC pour pratiquement tous les nutriments. Ils sont exprimés en quantité recommandée pour une journée. Exemple : l’ANC pour le calcium pour un adulte est de 900 mg par jour.

Antioxydant

D'un point de vue chimique, un antioxydant est un composé qui réagit avec un oxydant pour le neutraliser. Les principaux oxydants sont des « radicaux libres », molécules formées au cours de l’activité de nos cellules et suspectées d’intervenir dans le développement des cancers, des maladies cardiovasculaires et dans les processus de vieillissement. Les antioxydants sont des molécules capables d’interagir sans danger avec les...

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Biodisponibilité

Qualifie la fraction d’un nutriment qui peut être absorbée par la muqueuse intestinale lors de la digestion et être ensuite utilisée pour contribuer à satisfaire les besoins nutritionnels de l’organisme.

Calorie

Unité de mesure de quantité de chaleur. La « calorie » des nutritionnistes est en fait une kilocalorie. Dans le Système International d’unités de mesure, l’unité servant à mesurer l’énergie est le Joule.

Dénutrition

État pathologique dû au fait que les déperditions énergétiques de l’organisme ont été, pendant plusieurs semaines ou mois, supérieures à l’énergie apportée par l’alimentation. L’organisme a été contraint de puiser dans ses réserves lipidiques. Bien souvent, d’autres besoins que les besoins énergétiques n’étaient pas satisfaits. Si les pertes en protéines étaient...

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Déshydratation

Perte d’eau pouvant être globale ou préférentielle sur un compartiment (extra ou intracellulaire).

Diabète

Le mot dérive d'un verbe grec signifiant "passer au travers". On désigne le plus souvent sous ce terme le diabète sucré, affection dans laquelle l'augmentation du sucre du sang entraîne l'apparition de sucre dans les urines. Schématiquement on distingue le "diabète de type I" résultant d'une déficience en une hormone pancréatique (l'insuline) abaissant le sucre du sang (glycémie), diabète...

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Édulcorant

Molécule ayant un goût sucré, utilisée en alimentation, d’origine naturelle (sucre, sirop…) ou de synthèse (aspartame, saccharine). Dans le langage courant, les édulcorants représentent surtout la 2e catégorie.

Fibres

Ce terme englobe une grande diversité de molécules (glucides complexes) qui ne sont ni digérées, ni absorbées dans l'intestin grêle. Elles sont toutes d'origine végétale, certaines étant extraites naturellement. On distingue: - les fibres insolubles : non digérées dans l'intestin grêle et le gros intestin (côlon), totalement excrétées (blé, pois, carotte, soja, cellulose,...

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Folates

L’acide folique est l’une des vitamines du groupe B (parfois appelée vitamine B9). On appelle folates l’ensemble des composés ayant une activité vitaminique folique. Une déficience en acide folique est particulièrement ressentie par les cellules sanguines, ainsi que les cellules de l’embryon et du fœtus.

Fructose

Le fructose est un sucre simple naturellement présent dans les fruits, il possède un pouvoir sucrant supérieur à celui du saccharose.

Glucides

Le terme de glucides est synonyme de "sucres", "hydrates de carbone" ou "saccharides". Il englobe tous les glucides métabolisés par l’homme y compris les polyols. La plupart des glucides répondent à la formule brute (CH2O)n.

Glucides complexes

Glucides de poids moléculaire élevé, dépourvus de saveur sucrée, parmi lesquels figurent les maltodextrines, les fructo-oligosaccharides, l’amidon, la cellulose, les pectines et dont certains peuvent être des fibres.

Glucides simples

Glucides de faible poids moléculaire (glucose, fructose, lactose, saccharose, galactose….) qui développent une saveur sucrée d’intensité plus ou moins marquée.

Glucose

Le glucose est présent dans les aliments, à l’état libre ou lié à d’autres glucides. Composant du saccharose (glucose+fructose), du lactose (glucose-+galactose), de l’amidon (glucose+glucose+ ….) il est la principale source énergétique des tissus de l’homme et du monde vivant en général.

Glycémie

Concentration du glucose dans le sang. La glycémie à jeun normale est autour d’1g/L.

Glycogène

Le glycogène, composé de très nombreuses unités de glucose, est la forme de stockage des glucides dans le foie et les muscles.

Hypercholestérolémie

Augmentation du taux de cholestérol total dans le sang, au delà des limites usuelles (>6,5 mmol par litre)

Hypoglycémie

Concentration anormalement basse du glucose dans le sang.

Index glycémique

L’index glycémique permet de connaître l’effet d’un aliment sur le taux de sucre dans le sang, en comparaison à un aliment de référence (le plus souvent le pain blanc ou le glucose). Plus l’index glycémique est bas, plus la vitesse de diffusion du glucose dans l’organisme est lente. Inversement plus ce chiffre est élevé, plus la glycémie augmentera rapidement, pour retomber également très vite.

Lactose

Le lactose est un sucre simple (disaccharide : galactose + glucose) présent dans le lait.

Lipémie

Teneur en lipides dans la circulation sanguine.

Lipides

Ou graisses ou matières grasses Ils sont visibles (huiles, margarines, pâtes à tartiner, beurre) ou invisibles (de constitution ou présents dans les préparations alimentaires prêtes à l’emploi). Outre leur apport en énergie, les lipides peuvent être vecteurs d’acides gras essentiels et sources ou vecteurs de vitamines liposolubles (A, D, E, K). La présence des lipides dans les aliments contribue à leur texture et...

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Graisses

Voir lipides.

Matières grasses

Voir lipides.

Minéraux

Substances issues du règne minéral nécessaires au fonctionnement de l’organisme. Certains sont indispensables dans des quantités importantes, de l’ordre du gramme par jour (exemple : le Calcium) : ce sont les macro-éléments, d’autres en quantités moindres, de l’ordre de quelques microgrammes ou milligrammes par jour (exemple : le Fer) : ce sont les oligo-éléments. Ils n’apportent pas d’énergie.

Nitrate

Sel présent, notamment sous forme de nitrate de potassium, dans un certain nombre de produits animaux et végétaux. Il provient, par exemple, de l’usage d’engrais ou de son emploi en tant qu’additif alimentaire (E251, E252). La majeure partie est éliminée par voie urinaire mais une fraction peut être convertie en nitrite.

Nitrite

Additif autorisé en charcuterie pour ses propriétés de conservation, préventif de la pollution microbiologique.

Nutriments

Substances issues de la digestion des aliments, servant à l’organisme pour nourrir ses cellules, produire de l’énergie ou des molécules complexes. Les nutriments sont définis par leur nature chimique et leur rôle physiologique. Ils peuvent être regroupés selon les quantités nécessaires en macronutriments (protéines, glucides et lipides, qui apportent de l’énergie) et en micronutriments (vitamines, minéraux).

Oméga

Oméga 3 et 6 Certains acides gras ont une place essentielle en tant que précurseurs de composés biologiques et constituants de nos cellules et pour deux d’entre eux (l’acide alpha-linolénique de la famille des oméga 3 et l’acide linoléique de la famille des oméga 6) une place indispensable car notre organisme est incapable de les synthétiser. Nous devons donc les trouver dans notre alimentation, en équilibre favorable.

Ostéoporose

Maladie du squelette caractérisée par une perte progressive de matière osseuse. Elle provoque une fragilisation des os responsable d'un risque accru de fractures.

Phytate

composé des parois de certaines cellules végétales pouvant avoir un effet négatif sur l’absorption de certains minéraux.

Polyols

Les polyols sont des glucides présents en faible quantité dans certains aliments. Ils se caractérisent par un faible pouvoir calorique et un faible pouvoir cariogène. Les principaux polyols sont le mannitol, le sorbitol, le xylitol, l’isomalt, le maltitol, le sirop de maltitol, et le lactitol.

Polyphénols

Métabolites secondaires des plantes caractérisés par leurs propriétés antioxydantes. De nombreuses classes de polyphénols existent dans la nature : les flavonoïdes, les acides phénols, les tanins, la lignine…

Pouvoir cariogène

Le potentiel cariogène est la capacité d’un aliment à favoriser le développement de caries dentaires. Il dépend à la fois de la nature et du contenu en glucides des aliments, de leur présentation, de leur temps de présence dans la cavité buccale, et de la fréquence de consommation.

Protéines

Les protéines sont les constituants fondamentaux de tous les tissus vivants, les muscles et les os. Elles ont essentiellement un rôle de construction de l’organisme. Elles sont indispensables à la croissance, à la synthèse des hormones, des anticorps et des enzymes. Les protéines assurent par ailleurs l’entretien et le renouvellement des tissus du corps et aident l’organisme à se défendre contre les infections (bactéries). Dans la...

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Rassasiement

Etat psychophysiologique qui se développe en cours de repas et qui induit l’arrêt de la consommation.

Saccharose

Le saccharose est un sucre simple (disaccharide : glucose + fructose). Il est extrait de la betterave ou de la canne à sucre.

Satiété

Etat de non-faim plus ou moins prolongé suivant un repas.

Sorbitol

Voir polyols.

Sucres

Voir glucides.

Valeur biologique

La valeur biologique d’une protéine est le pourcentage de celle-ci qui est retenu par l’organisme pour la formation de ses propres protéines.

Vitamines

Substances organiques, sans valeur énergétique propre, indispensables à l’organisme qui ne peut pas toutes les synthétiser. Elles doivent donc être fournies par l’alimentation. Il existe deux catégories de vitamines : les hydrosolubles (solubles dans l’eau) : groupe B et C ; et les liposolubles (solubles dans les graisses) : A, D, E, K. Elles sont au nombre de 13.