Sécurité alimentaire et toxicologie
Afssa : avis sur l’exposition à la vitamine A préformée via l’aliment de la population française
http://www.afssa.fr/Documents/NUT2010sa0084.pdfL’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a été sollicitée le 24 mars 2010 par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) d’un appui scientifique et technique relatif à l’exposition à la vitamine A préformée via l'aliment de la population française, notamment des femmes enceintes et des femmes ménopausées. Dans le cadre de l’évaluation du risque relatif à l’utilisation de la vitamine A dans les produits cosmétiques, l’Afssaps souhaite connaître l’apport alimentaire en vitamine A, afin d’en tenir compte dans l’exposition globale.
Voici les conclusions de l’avis :
- L’estimation des apports nutritionnels moyens en vitamine A totale et en vitamine A préformée issus de l’alimentation courante et/ou des compléments alimentaires permet de conclure que
o la limite de sécurité fixée à 3000 µg/j d’équivalent rétinol (ER) est dépassée chez 0,5 % des femmes âgées de 18-34 ans, 2,3 % des femmes âgées de 35-54 ans et 4,2 % des femmes ménopausées âgées de 55-79 ans.
o le niveau maximal d’apport recommandé de 1500 μg/j d’équivalent rétinol (ER) (établi pour les femmes présentant un risque d’ostéoporose et de fracture des os, en particulier les femmes ménopausées) est dépassé dans 14 % des cas.
- L’Afssa souligne également que le dispositif actuel d’évaluation des consommations ne permet pas de quantifier précisément la consommation en vitamine A. En effet, les aliments enrichis ne sont actuellement pas pris en compte dans le calcul de l’exposition. La détermination de teneurs maximales d’enrichissement par la Commission Européenne est en cours. Ainsi, l’évolution de la consommation de vitamine A provenant des aliments enrichis et des compléments alimentaires ne peut être anticipée. De ce fait les chiffres présentés sont susceptibles d’évoluer.
Afssa : la consommation de poisson, pourquoi ? comment ? quels bénéfices pour quels risques ?
http://www.afssa.fr/Documents/NUT2008sa0123.pdfhttp://www.afssa.fr/PMEC000701.htmL’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) recommande à l’ensemble de la population, dans le cadre d’une alimentation diversifiée, la consommation de 2 portions de poisson par semaine, dont une à forte teneur en EPA et DHA, en variant les espèces et les lieux d’approvisionnement (sauvage, élevage, lieux de pêche etc.). Cette consommation permet une couverture optimale des besoins en nutriments tout en limitant le risque de surexposition aux contaminants chimiques.
Pour aider le consommateur dans ses choix, l’Afssa a par ailleurs créé un dossier « manger du poisson : pourquoi ? comment ? » avec la liste des poissons et leurs caractéristiques, ainsi que des options de consommation qui permettront d’approcher au mieux ces recommandations en fonction des habitudes alimentaires et des préférences de chaque consommateur.
Hautes pressions : nouvelles voies d’utilisation et de valorisation sur les aliments emballés
http://www.inra.fr/les_partenariats/collaborations_et_partenaires/entreprises/en_direct_des_labos/hautes_pressionsLes procédés hautes pressions sont aujourd'hui appliqués à haute température dans le but de stériliser l'aliment dans son emballage, tout en préservant ses qualités organoleptiques et nutritionnelles. Toutefois, l'incidence de ces procédés sur la migration de composés potentiellement toxiques de l'emballage vers l'aliment doit être étudiée. Dans le cadre du projet européen NovelQ, des chercheurs de l’INRA ont démontré que ces traitements n'induisent aucune modification significative du niveau de migration des additifs présents dans un matériau d’emballage à base de polymères synthétique (polyéthylène basse densité) ou biodégradable (acide polylactique, PLA).
L’EFSA publie son deuxième rapport annuel sur les résidus de pesticides dans les aliments
http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/praper100712.htmL’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié son rapport annuel sur les résidus de pesticides. Il fournit une vue d’ensemble des résidus dans l'alimentation observés dans l’Union européenne (UE) pendant l'année 2008 et évalue l’exposition des consommateurs européens à ces résidus par l’intermédiaire de leur régime alimentaire. Le rapport indique que 96,5 % des échantillons analysés sont conformes aux limites maximales de résidus (LMR) de pesticides autorisés dans les produits alimentaires dans l’UE.
L’EFSA publie des recommandations sur l’évaluation bénéfice-risque pour les aliments
http://www.efsa.europa.eu/fr/scdocs/scdoc/1673.htmL’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a demandé à son comité scientifique d‘émettre des recommandations pour l’évaluation risque-bénéfice en fonction des risques et bénéfices pour la santé humaine.
Deux exemples d’évaluation sont donnés dans l’avis publié. Le premier, le sélénium, illustre le cas où le risque et le bénéfice sont associés à un seul et même composant ; alors que le second exemple, le poisson, un contaminant alimentaire représente le risque (le methylmercure) alors que le bénéfice est dû à d’autres composants. Ces exemples permettent de bien mesurer la complexité de l’analyse bénéfice-risque, dès les premières étapes de l’évaluation.
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